___A l’occasion de la sortie de Lilo & Stitch en 2002, les réalisateurs Dean DeBlois et Chris Sanders, à qui l’on doit le récent (et non moins excellent) How to Train your Dragon, ont envoyé l’Expérience 6-2-6 dans quatre Grands Classiques Disney, dont deux sur lesquels avait travaillé Sanders (The Lion King et Beauty & the Beast), au moyen de teasers hilarants qui, à l’époque, permettaient déjà de définir la morale parfois douteuse de Stitch qui pouvait apporter désordre et chaos chez les autres sans s’en soucier outre mesure. Heureusement pour nous, ce dernier a suivi les conseils d’Aladdin et de Belle : “Get your own movie!”
Voici un reportage de Paris Première, une petite pépite d’époque trouvée sur le Net où l’on voit Les Nuls en plein tournage de leur premier long métrage, l’excellent La Cité de la Peur que réalisa Alain Berberian en 1993.
In 1963, Alfred Hitchcock made a motion picture entitled The Birds, a film which depicted a savage attack upon human beings by flocks of the winged creatures.
People laughed.
In the fall of 1975, 7 million black birds invaded the town of Hopkinsville, Kentucky, resisting the best efforts of mankind to dislodge them.
No one is laughing now.
Attack Of The Killer Tomatoes (John De Bello, 1978)
A l’heure des fêtes de Noël, voici un court-métrage de circonstance que m’a présenté un collègue de boulot : Le bien nommé Treevenge.
Si la première moitié est franchement laborieuse, la seconde est une explosion d’idées et d’effets dégueulasses à souhait, parfois outrageusement extrême et malsaine mais fascinante au point que les amateurs du genre ne pourront décrocher de ce film jusqu’au boutiste. Le filmage est sommaire (pour ne pas dire sacrément moche par moment) mais reste fidèle au style du réalisateur Jason Eisener, déjà auteur et réalisateur de la fausse bande-annonce Hobo with a Shotgun, issue du concours Grindhouse et qui connaitra les honneurs d’une version longue qui sortira en salles en 2011 avec Rutger Hauer en tête d’affiche.
Voici donc Treevenge, un film à regarder en famille au coin du feu, et surtout loin du sapin.
___Je sais, vous êtes déjà tous allé le voir dès mercredi parce que vous l’attention comme des fous. Comment ça ? Vous êtes allé voir l’excellent “Scott Pilgrim” ? Naaan, je ne vous crois pas, ne me prenez pas pour une bille : je sais pertinemment que vous l’avez déjà tous vu par des voies détournées il y a plusieurs semaines. D’autant plus qu’avec le nombre riquiqui de soixante salles (PUTAIN SOIXANTE !) qui accueillent le film, il n’est pas des plus simple de voir le film d’Edgar Wright.
___Alors fêtons ensemble un événement dans le petit monde du cinéma du terroir (ou du pays, au choix) : le Cavayé nouveau est arrivé et il était temps. A l’heure ou nous, pauvre cinéphile incompris que nous sommes, passons notre temps à dire que c’est à nous qu’il faut donner de l’argent pour nos projets et non pas à des têtards qui tentent vainement de réaliser des films (souvent) d’horreur trop ambitieux pour leur moyens et surtout pour leurs capacités, voilà qu’un homme, en seulement deux films, a rétabli l’équilibre. ___Fred Cavayé, c’est donc son nom, avait déjà avec très le réussi Pour Elle su nous montrer que la renaissance du cinéma populaire en France n’était pas qu’une question de moyens, mais aussi et surtout une histoire de travail et de dévotion à son projet. ___Deux ans plus tard, le sympathique breton nous offre son second long, doté d’un pitch étrangement similaire au premier, mais en lorgnant cette fois-ci plus du côté de l’action à proprement parler que du thriller pur et dur. En résulte une heure et demi de suspense balancé à un rythme comme on en avait pas vu depuis fort longtemps dans l’hexagone (Oui, j’ai la mémoire courte quand j’ai envie). Si on regrette parfois certains cadre un peu serré et des plans qu’on aurait voulu plus construit, principales (et unique ?) faiblesses de Pour Elle, on ne peut s’empêcher de s’enthousiasmer devant A Bout Portant tant le traitement est au diapason d’un sujet pourtant vu à moultes reprises. Tout, absolument tout, de la musique de Klaus Badelt à la magnifique photo d’Alain Duplantier, en passant par des interprètes se donnant au maximum pour leur projet (Mais c’est qu’il peut faire peur Gérard Lanvin quand il veut !), permet au film de rivaliser sans mal avec le cinéma US cher au cœur du metteur en scène.
___Les cinq dernières minutes du film sont hélas clairement superflues et nous nous serions peut-être plus attaché à ces personnages si une fin un peu plus extrême nous avait été proposé (ceux ayant vu le film me comprendrons sans mal, parce que chez ce bon vieux Fred il y a toujours une justice qui peut agacer les plus terre-à-terre). Pourtant le film reste une friandise qui ne se refuse pas, n’ayant à aucun moment les yeux plus gros que le ventre et sachant parfaitement se démarquer des productions locales. Au fond, un film de Fred Cavayé, c’est un peu comme du bon saucisson : C’est pas grave si il y a du gras, tu le manges quand même avec délectation et gourmandise.
___En sortant, on se plait à constater en premier lieu qu’on a passé un excellent moment, on se rejoue le film dans sa tête (Je ne me suis toujours pas remis de la puissance qu’est l’apocalyptique acte final dans le commissariat) au son du “Back in Town” d’Izia accompagnant le générique de fin, pour finalement retourner chez soi, enfiler ses pantoufles, se faire à bouffer et se rendre compte que, ben ouais, c’est un film français qu’on vient de voir. Et qu’un métrage hexagonal réussisse ce pari (assez insensé ces temps-ci, avouons-le), est une initiative qu’il faut soutenir sans réserve.
___Fred Cavayé a déclaré que ce n’est pas parce qu’il fait du cinéma populaire et qu’il le revendique qu’il n’a pas de cerveau.1 Grand bien lui en a pris : son film en est l’illustration parfaite, dont les quelques défauts que les fines bouches dont je fais parti (j’en ai honte) pourront y trouver, ne sont que la preuve qu’on a rien à raconter d’autre sur un film francophone aussi abouti, assez malin pour utiliser les connaissances cinématographiques de tous les spectateurs pour ne pas s’encombrer d’explications à la fois convenues et futiles (scènes d’exposition très condensées, voire occultées). J’en suis convaincu, si le cinéma populaire renaît de ses cendres un jour en France, Cavayé n’y sera très certainement pas pour rien.
___Mesdames, messieurs, la place du réalisateur d’action #1 en France n’est plus vacante, grand bien en fasse au cinéma français. Dommage pour les wannabe réalisateurs. (Damned !) Mais, quoi qu’il en soit, cinéphiles ou non, courez-y en salles : Cavayé (et peut-être même le cinéma français) a besoin de nous tout autant que nous avons assurément besoin de lui.
___A moins d’avoir vécu sur une autre planète ces sept dernières années, vous avez forcément entendu parler du carton planétaire que fut la série Lost qui s’est achevé le 23 Mai dernier sur la chaine ABC. De ABC parlons-en justement : Lorsque la chaîne a changé son logo animé en 2007, elle avait bien compris que la série créée par JJ Abrams, Jeffrey Lieber et Damon Lindelof ferait éternellement parti de son histoire, quitte à forcer un peu le destin.
___Cette animation, visible à la fin d’une production de la chaîne, telle une série comme Scrubs ou Lost par exemple, la voici :
___Quoi? Vous n’avez rien vu? Regardez de plus prêt… Toujours rien? Les nombres qui défilent sur le clap ne vous sont-ils pas familier?
___A l’occasion de son ‘Ultimate Action Special‘ (#252 – Juin 2010), Empire s’est fendu d’un sympathique comparatif entre les stars du cinéma d’action qui font le casting du très attendu “The Expendables” de Sylvester Stallone. Comme à son habitude, le magazine britannique s’est lancé dans une quête d’infos cocasses (que certains ne manqueront pas de qualifier d’inutiles) dans un ton décalé mais non moins pro et passionné qui lui est propre.
___Si le comparatif propose d’en savoir plus sur les scandales, les ex ou même les philophies propres à chacun des comédiens, la rédaction nous livre également (au terme d’un calcul acharné sans doute) la quantité de morts que les mercenaires ont respectivement semé films après films. Tellement geek.
#9
Steve Austin (6 morts)
#8
Mickey Rourke (54 morts)
#7
Eric Roberts (61 morts)
#6
Jason Statham (137 morts)
#5
Bruce Willis (187 morts)
#4
Jet Li (209 morts)
#3
Sylvester Stallone (338 morts)
#2
Arnold Schwarzenegger (510 morts)
Celui-là même qui, selon son compteur automatique, n’avait tué personne à la sortie du cimetière dans “Terminator 3“.
#1
Dolph Lundgren (600 morts)
___
___Si les scores de Terry Crews et Randy Couture n’ont pas été inclus (sans doute jugé insuffisant… ou pas assez connu), il y a fort a parier que les grands absents au générique que sont Trejo, Seagal, Norris et Van Damme auraient sans doute été bien placé dans ce classement. Mais la sortie de “The Expendables” le 18 Août (le 13 aux USA) devrait considérablement changer la donne… D’ici là, vous reprendrez bien un peu de bande-annonce?
Ce bon vieux super 8 serait l’avenir du cinéma. Difficile à croire? Il semblerait pourtant que ce soit le cas. Ou presque…
___JJ Abrams est un artiste aussi complet que complexe. A la fois scénariste, réalisateur, producteur, créateur de série télé, musicien (voir comment il s’éclate sur le tournage de Star Trek en faisant des percussions avec son micro), pour ne pas dire magicien (il a simulé une chute libre grâce à un miroir, sans quitter la terre ferme!), rien n’arrête ce fascinant personnage. Mais JJ Abrams c’est aussi et surtout un geek, un véritable passionné doté d’un sens du cadre absolument sensationnel associé à la puissance d’une narration constamment enthousiasmante. ___Lorsqu’à la fin du mois d’Avril (il y a moins de deux semaines donc), la nouvelle d’une éventuelle collaboration avec Steven Spielberg est apparue sur Internet, l’info avait de quoi faire saliver. Mais c’était sans compter sur Abrams et son inénarrable habitude de tout faire dans le plus grand secret. Et c’est tant mieux pour nous, puisque les rumeurs de voir apparaître la première bande-annonce en préambule du triste Iron Man 2 de Jon Favreau se sont fait de plus en plus persistantes, réduisant le temps d’attente avant d’en découvrir les premières image. Tant mieux? Hum pas sûr, puisque ce teaser des plus mystérieux allait se révéler bien plus fracassant qu’on ne l’attendait…
___Si le doute planais encore il y a peu sur l’histoire (maladroitement considérée comme une suite à Cloverfield) mais également sur la présence du généralissime JJ derrière la caméra, un petit tour sur le site officiel du film permettait d’en avoir rapidement le coeur net à propos de ce second point, comme en atteste l’image ci-dessous :
___Puis arriva le 7 Mai 2010, jour de sorti d’Iron Man 2 et donc probable aperçu de ce projet étant devenu extrêmement passionnant en quelques jours seulement. Si Abrams aime surprendre, il ne le fait pas à moitié. En effet, si on pouvait imaginer découvrir un teaser essentiellement composé de titrage et de brèves images, on ne pouvait prévoir d’en voir autant seulement deux semaines après l’annonce de la mise en place du projet. Mise en place qui devait sans doute être bien antérieur. Après à peine quelques images, on reconnait sans mal la patte d’Abrams qu’on confondrait volontiers avec celle de Steven Spielberg, celui qui l’a parrainé lors de son entrée à la DGA il y a de cela quelques années. Un spectateur américain, vraisemblablement peu craintif des retombées judiciaires que peut avoir son initiative, a filmé puis mis en ligne la fameuse vidéo. Quoique en y repensant, c’est un sans doute grâce à ce type de ‘fraude’ que Cloverfield a pu autant passionné les internautes. Mais trêve de bavardage, regardez plutôt ce bootleg (qualité médiocre) :
___En attendant une version HD (visible sur ce blog dès sa sortie), sachez que le film possède un budget compris entre 45 et 50 Millions de Dollars, et que le tournage débutera à l’Automne pour une sortie prévue à l’Eté 2011 (Oui, je sais, ça fait mal).
___Avec Christopher Nolan, JJ Abrams est l’un des seuls metteurs en scène actuels à souhaiter proposer des histoires originales en mettant tout son savoir faire au service d’un véritable spectacle comme on en voit hélas trop peu.
___Et pour les deux du fond qui veulent suivre l’affaire en mettant leur nez partout, qu’il n’hésite pas à aller sur l’un des premiers site viraux consacré au film, le bien nommé Scariest Thing I Ever Saw. Comment être sûr de la relation entre ce site et Super 8? Allez sur le site officiel ou regardez une nouvelle fois le final de la bande-annonce ci-dessus en insistant bien sur le cœur de la lentille (la même qui sert d’entête à ce billet).
___Pour conclure voilà enfin une collaboration Abrams/Spielberg que l’on attendait et espérait sans vraiment oser le demander et qui, personnellement, me réjouis au plus au point, la créativité et l’énergie de l’un se mariant à merveille avec la maturité et la maestria du second. L’Eté 2011 est loin, et on va sacrément morflé d’ici là.
___Hollie est une femme très sensible qui pleure sans retenue lorsque l’émotion la submerge. Le rapport avec ce blog? Hollie pleure devant la grande majorité des films qu’elle regarde et c’est Parker, son petit-ami, qui s’est donné pour mission de partager ces grands moments comme seul YouTube sait nous en offrir.
___Hollie pleure ainsi depuis sa tendre enfance, alors qu’elle regardait “La Petite Sirène” en boucle. Parker vit avec elle depuis un peu plus de trois ans et n’a jamais été ni surpris ni géné par cela, jusqu’au jour où il regarda l’intégralité de la saga “Star Wars” avec sa compagne qui craqua au terme de l’”Episode VI“.
___C’est ici que l’histoire devient fun, puisque même si Hollie est terriblement attachante lorsqu’elle craque devant le “AI” de Spielberg ou même devant “Marley & Moi“, c’est surtout quand elle fond en larme à la fin de “Retour vers le Futur 3” (et que son ami se bidonne ouvertement), pendant ou d’un épisode de The Office que l’on bascule dans le délire le plus total! Vous l’aurez compris, la demoiselle est donc très réceptive aux images. Pas étonnant donc de la voir terrifiée et tenter tant bien que mal de se rassurer lorsqu’elle découvre un film de George Romero.
___Parker (un geek bien barré ayant appelé ses deux chiens n00b et ROFL) s’est saisi de sa caméra vidéo pour saisir ces moments complétement fous, à la fois touchant et hilarant (le top-départ sur “AI” est absolument tordant). Lui prétend que tout est vrai, et elle s’amuse de se voir pleurer ainsi, a tel point que le couple s’est d’ailleurs affiché dans le Fox & Friends Morning Show. Si ça les éclate, pourquoi se priver?
___Enfin le véritable trailer du film de Nimrod Antal. Énorme prise de risque de sa part et de celle de Rodriguez qui, à chaque nouvelle révélation concernant le film, marque de plus en plus le fossé qui le sépare du métrage de John McTiernan.
___Je vais faire bref tant la nouvelles est triste. Amateurs de sensations fortes, de bon gros coups dans la gueule et autres projections d’hémoglobine, apprêtez-vous à être servi : le chanteur Mika sera présent sur la bande originale du très attendu (et c’est là un doux euphémisme) “Kick-Ass” , le film de Matthew Vaughn qui sortira chez nous pour le 21 Avril prochain. Déjà peu sensible au travail du chanteur, je suis au regret de constater que ce titre, sobrement intitulé Kick-Ass, n’a rien de véritablement excitant. Alors que les trailers proposaient le bon son bien entraînant des Dickies, des Hives, et surtout de Prodigy, le premier titre issu de la bande originale du film se révèle être de la pop relativement fade à mille lieux des morceaux entendus dans les bandes-annonces. Les amateurs du chanteurs s’y retrouveront, les autres iront chialer un bon coup. Deux fois.